Mon approche est profondément intégrative, elle puise dans différentes approches psychothérapeutiques. Elle articule un socle humaniste, l’utilisation d’outils issus des thérapies du psychotraumatisme, ainsi qu’une attention portée aux dimensions sociales et politiques des difficultés psychologiques.
Un socle humaniste
Mon premier stage clinique m'a permis de rapidement débuter une formation à la psychothérapie via l'association APEP "Association Psychothérapie et Psychanalyse ", qui m'a offert l'opportunité de suivre une personne en psychothérapie, sous supervision, jusqu'à la fin de mes études.
Je n'ai pas poursuivi dans la voie analytique mais cette première expérience a confirmé mon intérêt pour la psychothérapie. En parallèle, ma rencontre - via les lectures - avec Irvin Yalom a orienté ma construction en tant que professionnelle. Son approche de la psychothérapie, ainsi que celle de la thérapie centrée sur la personne de Carl Rogers, à laquelle j'ai été initiée lors de mes études de psychologie, constituent le socle humaniste de ma pratique de la psychothérapie.
Thérapies autour du psychotraumatisme
Une grande partie des personnes que je reçois en psychothérapie consultent pour des problématiques liées au psychotraumatisme . Dans ce cadre, je
travaille principalement avec l'EMDR et des outils issus de psychothérapies telles que le Système Familial Intérieur (IFS) et de diverses formations :
- à l'Institut Français d'EMDR : Formation initiale et spécialisations sur le trauma complexe et les troubles dissociatifs
- au centre Pierre Janet : pratique de l'EMDR en groupe
- auprès d'Emmanuel Contamin : « Ressources pour la thérapie des TSPT complexes » et supervisions
- Institut Double Hélice : ICV (niveaux 1 et 2)
- AforPEL : sensibilisation à la thérapie des schémas
Ces outils permettent un travail sur les souvenirs traumatiques, les mécanismes de protections et leurs effets dans le présent.
Psychothérapies féministes & prise en compte des dimensions socio-politiques
Ma pratique s’inscrit également dans une approche féministe de la psychothérapie. Elle se nourrit notamment des travaux de Judith Herman, Laura S. Brown et de Jennifer Freyd.
Cette approche implique une attention portée aux dimensions psychosociales dans le travail thérapeutique, ainsi qu’à la manière dont certaines expériences de violence peuvent être invisibilisées, minimisées ou "psychologisées" (violences racistes, sexistes, validistes, transphobes...).
Je m’intéresse aux liens entre les difficultés psychologiques et les contextes sociaux dans lesquels elles s’inscrivent, en particulier les rapports de domination et les violences systémiques. Dans cette perspective, j’ai suivi des enseignements en sociologie clinique à l’Université de Paris.
Convaincue de l'intérêt d'inclure une écoute psychosociale et la prise en compte des violences systémiques dans les pratiques des psychologues, j’ai cofondé l’(ancienne) association Psy.S avec ma collègue Diana Salmi.